Dominée par l’imposant « Palais de la Reine » entièrement construit en bois par le français Jean Laborde et entouré de murs en pierres par le missionnaire anglais James Cameron, connu des Malgaches sous le nom de « Manjakamiadana » (là où l’on règne dans la paix) et détruit en 1995 par un incendie criminel mais en voie de réhabilitation avec l’assistance de la communauté internationale, la ville, terminus de la principale ligne aérienne était jusqu’à une date récente l’unique porte d’entrée des visiteurs venant à Madagascar par avion, et ne représentait qu’un lieu de passage, si bien qu’on n’en savait pas grand-chose.
Pour des raisons stratégiques, son premier roi avait situé le cœur de la ville au sommet d’une colline escarpée et l’occupation des autres hauteurs ne s’est faite qu’au cours du dix-neuvième siècle, suivie par l’expansion sur les riches plaines agricoles environnantes, une expansion qui se poursuit à l’heure actuelle sans véritable plan d’urbanisme. La topographie du site explique que la vieille ville soit faite d’étroites ruelles à usage piétonnier enchevêtrées sur les hauteurs et à flanc de colline, où l’on risque facilement de se perdre tandis que les quartiers récents, établis en plaine, tendent à avoir un plan quadrillé, surtout dans ce qu’on appelle les « cités ».
Siège du gouvernement et centre économique, Antananarivo se modernise pour offrir toutes les aménités et les facilités exigées aussi bien par les hommes d’affaires en visite que par les investisseurs. Grâce à ses nombreux établissements d’enseignement de tous niveaux, ainsi qu’au dynamisme d’une population jeune avide d’éducation, elle offre également un important potentiel de ressources humaines. Celles-ci devraient encore s’accroître au fil des ans car la population de moins de 15 ans ne cesse de s’agrandir.
La ville a certes perdu depuis quelques années un peu de son pittoresque, en particulier suite à la déconcentration de son marché du vendredi aux parasols blancs, le « Zoma » que les étrangers avaient baptisé « le plus grand marché à ciel ouvert du monde », mais elle conserve encore, notamment dans la Haute Ville, des vestiges historiques dignes d’intérêt. Les visiteurs sportifs peuvent d’ailleurs les visiter en y montant à pied par un de ses milliers d’escaliers et de venelles serpentant à flanc de falaise, et jouir en même temps du grandiose panorama des rizières s’étalant jusqu’aux lointaines collines bleutées des quatre horizons.
S’ils le souhaitent, ils peuvent également profiter des installations sportives récentes ou renouvelées héritées des Jeux des Iles de l’Océan Indien, notamment une piscine olympique qui, malheureusement, ne permet pas encore les plongeons acrobatiques. Mais à quelques minutes de cet endroit, il en existe une autre, de dimensions plus petites et dotée d’un beau plongeoir. Sinon, la marche est particulièrement salubre même à plus de 1200 mètres d’altitude, à condition de ne pas s’engager dans un des deux tunnels de la ville, à l’air notoirement pollué. Si vous arrivez cependant chez nous entre Octobre et Mars, ne marchez ni trop vite ni trop longtemps car la chaleur risque de vous déshydrater plus que nécessaire sauf si vous avez la chance de vous faire tremper par une de nos averses tropicales.
L’appétit aiguisé par ces activités physiques, le touriste peut goûter les plats simples mais abondants offerts par les petits restaurants populaires ou par des établissements plus recherchés offrant un vaste éventail de cuisines de tous les pays, mais penchant surtout vers le goût asiatique du Viêt Nam, de Chine, du Japon et de Corée, ou encore se risquer à essayer les plats indigènes, nourrissants mais très simples, et d’un prix si modéré qu’il en est presque ridicule. Enfin, une large gamme d’ hébergement y est offerte, des hôtels luxueux aux chambres d’ hôte les plus simple à prix raisonnable mais conviviales.
Voici parmi tant d’ autres, les attractions que l’ on peut voir dans la ville d’ Antananarivo : Visite du parc zoologique et botanique de Tsimbazaza : ce parc abrite des représentants de la faune et de la flore endémique de Madagascar ainsi qu’ une musée de paléonthologie et d’ ethnologie. Visite du palais royal d’ Ambohimanga : se situe à 20mn de Tana sur l’ une des grandes collines sacrées d’ Antananarivo. On y trouve le pavillon d’ été des reines de Madagascar avec ses anciens meubles , la case royale d’ Andrianampoinimerina datée de vers 1787, montrant l’ histoire, l’ habitation et le mode de vie d’ un Roi imminent de son temps. Visite d’un parc de lémurien, d’ une ferme de crocodile, d’ une ferme aux papillons Visite d’ un atelier de soie malgache le « lamba landy » Flanêrie dans les marchés artisanales tels le marché artisanal d’ Andravoahangy, le marché artisanal de la digue, ces marchés offrent plusieurs et divers articles de toute beauté à des prix raisonnable que l’ on peut marchander.







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