ANKARANA
SITUATION GEOGRAPHIQUE Le parc national d’ Ankarana est situé à 100 km au sud d’ Antsiranana (Diégo Suarez) par la Route nationale 6, soit un trajet prenant près de deux heures. Il est étendu sur une superficie de 18220 ha. En raison des caractéristiques de son topographie, de sa flore et de sa faune, elle fait partie des aires protégées de Madagascar.
RELIEF
Le relief de l’Ankarana est très accidenté, reposant sur un sol basaltique comportant par endroits des dépôts calcaires, sous une couverture végétale de forêt sèche saisonnière. La principale caractéristique de la réserve est représentée par les Tsingy vestiges de calcaire attaqué par l’érosion et présentant des formes acérées et constituant aux endroits très usés des couloirs étroits constituant des labyrinthes extrêmement difficiles à parcourir sans guide ;d’autres caractéristiques morphologiques sont cependant très importantes car elles constituent et maintiennent une diversité exceptionnelle d’écosystèmes, d’habitats et d’espèces. Né sous la mer, il y a des millions d’années, le calcaire abonde et donne naissance à des grottes, rivières souterraines et canyons qui s’étendent au milieu d’une forêt tantôt sèche, tantôt très verte. En surface, l’érosion a gravé des Tsingy calcaires aux crêtes acérés et en profondeur, elle a formé le plus long réseau d’eaux souterraines d’Afrique s’étendant sur 110 km et comportant une faune souvent exceptionnelle ou même unique.
CLIMAT
Le climat est du type tropical sec, avec une température variant de 24 à 28°c. Il n’y pleut que 90 jours dans l’année alors que la montagne est la zone de contact de la mousson de l’Océan Indien et des alizés du Canal de Mozambique. On connaît une saison sèche du mois de Mai à Décembre, pour une saison humide en janvier et février. Il fait surtout très chaud en mars avec une température atteignant les 36° et frais en Juin avec 13°.
INTÉRÊTS TOURISTIQUES
Après la réserve de Bemaraha, cet endroit est le second pour admirer les Tsingy. Il faut non seulement une bonne condition physique pour explorer ses fonds, mais aussi aimer les vides vertigineux. Certains des circuits randonnées comportent une dépense physique avec l’escalade d’énormes blocs, le passage dans des crevasses étroites et aboutissent au sommet de rochers sculptés par l’érosion s’étendant à perte de vue.
La réserve comporte surtout de nombreux Tsingy ou pics rocheux calcaires tranchants dressés vers le ciel, façonnés et sculptés par l’érosion éolienne et pluviale. Quand on séjourne au camp d’Anilotra, le meilleur emplacement de Tsingy se situe à environ deux heures de marche sur un terrain très difficile, en passant à proximité du merveilleux lac de cratère appelé Lac Vert. Il s’agit d’une excursion absolument magnifique qui prend toute une journée sous une forte chaleur. Nous recommandons un départ fait de bon matin, quand il fait encore frais, en emportant un panier repas et beaucoup d’eau. Des passerelles en planches surplombant le champ de tsingy permettent de les admirer sans danger tout en protégeant la roche friable. On observera les plantes grasses étranges telles que les pachypodiums qui semblent pousser dans la roche calcaire même. La fascinante visite des grottes creusées par des cours d’eau souterrains permet de voir onze grottes répertoriées, parmi lesquelles certaines renferment des sépultures royales et revêtent le caractère sacré de lieux de culte, surtout à cause des trésors qui y sont cachés.
Il y a quelques siècles, au cours d’une grande bataille entre les royaumes (une guerre ethnique), la tribu Antakarana s’est enfuie dans le champ de Tsingy et y a péri. Depuis cette époque, l’endroit est devenu sacré, des offrandes y sont apportées et le culte des ancêtres se pratique dans ces grottes.
Dans les galeries des stalactites, stalagmites, héléctites, héligmites, se sont développés, donnant naissance à des colonnes, des coraux de grottes et autres draperies de calcite dont les plis tombent comme ceux d’une étoffe. Par contraste avec la chaleur extérieure, les grottes forment des havres de calme et de fraîcheur.
Au départ du camp d’Andrafiabe, il est possible d’explorer les dédales des immenses couloirs des cavernes d’Andrafiabe. Selon nous, même une personne atteinte de claustrophobie aiguë ne peut pas se sentir mal à l’aise ici. Ces cavernes méritent bien la visite et vers le milieu du parcours, on peut déboucher sur un canyon spectaculaire avec la possibilité de revenir à l’air libre. A l’extrémité Sud de la réserve, on trouvera les grottes à crocodiles, peu fréquentées mais digne de la peine qu’on aura prise pour s’y rendre. Le site est spectaculaire et les couloirs sont énormes. Munissez-vous d’une lampe frontale ou d’une torche électrique en entrant dans les cavernes car sur ce terrain délicat, la marche peut s’avérer difficile, sinon dangereuse. Dans la grotte aux chauves-souris, on se sent aussi petit qu’une souris, à cause de ses murs vertigineux tachetés de nids de chauves-souris et d’hirondelles. Le sol couvert de cafards grouillants, est aussi jonché de cadavres de chauves-souris.
Les canyons et les dolines proviennent des déplacements tectoniques et aussi de l’effondrement de galeries. Le plus long court sur 8 km et traverse le massif d’un bout à l’autre.
Le bord Nord de la réserve présente un paysage volcanique, étant partiellement fait d’un sol d’origine volcanique, ponctué de nombreux cônes stromboliens. Cependant, ce paysage est disposé d’une manière moins houleuse par opposition aux formations calcaires typiques des autres parties de la réserve. La visite du point de vue d’Ambohimalaza s’impose.
Le lac de cratère appelé lac vert : Il mérite bien son nom, vous pouvez descendre une pente abrupte et glissante pour parvenir au bord de l’eau. Un autre phénomène peut également retenir l’attention : les pertes de rivières (rivière engloutie dans un aven en saison de pluies)
ETHNIE
L’admiration du paysage très varié ne doit pas faire oublier l’élément humain, notamment la rencontre de la tribu Antakarana et une connaissance de sa valeur culturelle et de l’histoire de son royaume.
FAUNE ET FLORE
Des gouffres souvent inaccessibles ont favorisé le développement autarcique de la faune et flore. Végétation typique des plateaux karstiques, prairies et plantes envahissantes, forêt sèche. Sentier botanique bordé de grands arbres, Canarium de Madagascar, pachypodiums baroni et hildegardia, euphorbia, des pandanus, des lianes accessibles, des orchidées aériennes, baobab ( de la famille des Adansonia). La faune est un peu plus riche si on cite les 10 espèces de lémuriens qui y vivent (eulemur fulvus sanfordi, lepilemur septentrionales, hapalémur griseus…), 92 espèces d’ oiseaux dont le « Mésite varié » le plus rare au monde n’existant à Madagascar que dans cette réserve, des caméléons, Fossa. Les rivières ont donné une faune troglodyte comprenant des espèces dépourvues de pigments ou aveugles. Les grottes abritent plus de la moitié des chauves souris de l’ile, 13 espèces et d’autres animaux du monde obscur. Certaines rivières abritent des crocodiles de 6m de long.
HEBERGEMENT
Plusieurs terrains de campement sont disponibles dans la réserve. Mais il est également possible, pour une journée de visite, selon la disponibilité, retourner à Diego pour y passer la nuit ou plus près encore à Joffre ville. Il est recommandé de se procurer un ticket de visite à Antananarivo ou à Diégo Suarez. La manière la plus simple pour visiter l’Ankarana consiste à passer par un tour operator.






Le parc national d’Andasibe-Mantadia ou Périnet
Le parc national d’Andringitra
Le parc national d’Ankarafantsika
Le parc national d’Ankarana
Le parc national d’ Isalo dans le Sud de Madagascar
Le parc national de Marojejy dans le Nord de Madagascar
Le parc national de Masoala à l’ Est de Madagascar
Le parc national de la Montagne d’Ambre dans le Nord de Madagascar
le parc national de Tsimanampetsotsa dans le Sud Ouest de Madagascar
Le parc national de Tsingy de Bemaraha à Madagascar